« Le bilan de compétences a lancé un mouvement qui m’a permis d’avancer pas à pas et efficacement »

Hélène Harvent, chargée de mission à l’ARACT Nouvelle-Aquitaine (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail),  a réalisé son bilan de compétences avec MULTICIBLES et Amélie, notre consultante en évolution professionnelle. Nous sommes allés à sa rencontre afin de recueillir son témoignage.

Pourquoi avoir décidé de réaliser un bilan de compétences ?

Cela remonte à 3 ans et demi, j’étais dans des fonctions de management dans la fonction publique depuis une dizaine d’année  et je me posais des questions sur le sens, sur l’intérêt de mon travail. Ce questionnement revenait régulièrement : j’étais bien dans mon environnement de travail, je n’étais pas en souffrance mais ressentais un problème d’adéquation entre ce que je faisais et ce que j’avais envie de faire. Je me demandais si changer de cadre, via une mutation par exemple, aurait pu apporter une réponse à ce sentiment, ou s’il fallait que je change complètement de fonction et de métier. Et au fur et à mesure de ma réflexion, j’ai réalisé que le souci n’était pas l’endroit où je travaillais mais le rapport que j’entretenais avec mon métier.
J’ai donc décidé de tout remettre à plat, les orientations que l’on prend après le bac étant souvent conditionnées par le modèle parental. J’ai compris que je voulais me sentir utile, avoir un impact concret, et être en cohérence avec mes valeurs. Je souhaitais apporter quelque chose aux gens, les aider, les accompagner, mais sans en savoir plus, sans avoir d’idée plus précise.

Qu’a permis le bilan de compétences ?

Le bilan de compétences a eu l’intérêt a minima de me faire faire un premier pas. Il a enclenché une dynamique, m’a forcé à m’y tenir. Grâce à lui, je fais face concrètement à mon questionnement. Ensuite, le bilan m’a confirmé que je voulais travailler dans l’accompagnement, puis  il m’a donné confiance en moi pour reprendre des études et atteindre un niveau bac+5.
J’ai donc repris mes études pour valider mes acquis professionnels ainsi qu’obtenir un diplôme me permettant de me positionner dans l’accompagnement. Je ne pensais pouvoir prétendre qu’au niveau licence mais Amélie ma poussé à un master 2.
J’ai donc obtenu un master 2 RH à l’IAE de Poitiers, réalisé en alternance avec mon ancien emploi, l’idée étant de m’ouvrir au maximum le champ des possibles. Dans la continuité, j’ai poursuivit ma reprise d’étude avec l’idée de me donner une coloration spécifique sur l’accompagnement professionnel. J’ai ainsi obtenu un DU de psychologie du travail à l’Université de Poitiers. Et c’est lors de mon stage à l’ARACT qu’une place s’est libérée dans la structure, j’ai postulé et j’ai été prise ! Travailler au sein de cette structure qui présente une mission de service public correspond tout-à-fait avec mes valeurs et me permet de participer à un thème qui m’est cher : l’évolution des cultures managériales.

Qu’avez-vous apprécié lors de ce bilan de compétences ?

Tout d’abord, la relation privilégiée qu’Amélie a su mettre en place lors de nos échanges. On a aussi avancé ensemble sur des aspects plus personnels me concernant car elle a senti un lien entre cette dimension et mon projet professionnel. Elle m’a également redonné confiance via une réflexion introspective. Tout cela m’a permis de me rendre compte ce que j’étais capable de faire. Ce que je retiens aussi, c’est que ce bilan de compétences a lancé un mouvement qui m’a permis d’avancer pas à pas et efficacement. Car une fois le bilan terminé, les enquêtes métiers notamment qu’Amélie m’a suggéré de réaliser ont pris du temps mais se sont révélées fructueuses.
C’est pourquoi je recommande de réaliser un bilan de compétences, dans la mesure où on a fait le choix de se remettre vraiment en question. Il s’agit d’être prêt à s’engager dans une dynamique sur le long terme de questionnement et d’action.

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